Graine de Violence

Graine de Violence

Le podcast qui chronique les grands fêlés des l'histoire de la musique

Graine de Violence

Graine de Violence est une série de portraits d'icônes de la musique moderne, soigneusement sélectionnés pour leurs vies périlleuses, leurs œuvres singulières ou leurs folies encombrantes. En m'appuyant sur des bouquins et des discographies, j'essaie de comprendre ce qui nourrit leur musique, ce qu'elle veut nous dire. Surtout, je cherche à savoir ce qui me bouleverse dans les mélodies de ces individus parfois peu recommandables. Si vous aimez les stars déchues, les perdants magnifiques, les héros sacrifiés et les méchants romanesques qui hantent vos oreilles, Graine de Violence est pour vous.

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Neil Young, se perdre et se retrouver

Neil Young n'est pas de ceux qui se sont brûlés les ailes et ont gaspillé leur talent pour un paradis artificiel. Le cowboy de Winnipeg a pu dès l'enfance constater combien la vie était fragile et que la cramer sous la chaleur des projecteurs était une idiotie. Dans les années 70, alors que les tragédies s'amoncellent autour de lui, Neil Young ne plie pas sous le poids de la souffrance et enchaîne les chefs-d’œuvres intemporels avec une rigueur stupéfiante. Le parcours de Young possède la beauté des grandes leçons de vie : on y retrouve tristesse, sagesse et émerveillement.

Publié pour la première fois en juin 2016. Article disponible sur le site Chicane Magazine : http://www.chicane-magazine.com/2017/08/17/graine-de-violence-neil-young/

Quelques références...

Des bouquins :

  • "Neil Young, Une Autobiographie" - Neil Young
  • "Ma Nuit Avec Neil Young" - Noël Balen
  • "Shakey" - Jimmy McDonough
  • "The Dark Stuff, chapitre "Neil Young, Encore et toujours sur la route" - Nick Kent
  • "Waiting For The Sun" - Barney Hoskyns
  • L'excellent site français http://www.ed-wood.net/

Des disques :

(Pour rester dans le thème de l'émission, les oeuvres ici conseillées  sont toutes antérieures aux années 80, ce qui n'empêche pas d'aller  fouiner plus loin !)

  • Buffalo Springfield : Buffalo Springfield (1966), Buffalo Springfield Again (1967)
  • Crosby, Stills, Nash & Young : Déjà Vu (1970)
  • Joni Mitchell : Blue (1971)
  • Neil Young : After The Goldrush (1970), Harvest (1972), On The Beach (1974)
  • Neil Young & Crazy Horse : Everybody Knows This Is Nowhere (1969), Tonight's The Night (1975), Zuma (1976), Rust Never Sleeps (1979), Live Rust (1979)

Des films :

  • Neil Young Trunk Show - Jonathan Demme (2009)
  • Heart Of Gold - Jonathan Demme (2006)
  • Neil Young Journey - Jonathan Demme (2011)
  • Dead Man - Jim Jarmush (1995) pour la fantastique B.O. de Neil Young

Retrouvez la playlist avec tous les morceaux utilisés pour l'épisode ici :

https://open.spotify.com/playlist/14WggPHX191INdg2gGReR7?si=dc06aedf99cb40e1

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The Beach Boys, les démons de Brian Wilson

Les Beach Boys, une niaiserie ? Cliché d'ignorant. Les californiens  étaient les premiers concurrents des Beatles, plus ambitieux et  novateurs que les Rolling Stones. De plus, là où la plupart des groupes  de rock des années soixante travaillaient en équipe, les Beach Boys ne  disposaient que d'une tête pensante, et pas n'importe laquelle : Brian  Wilson, un authentique génie. Malheureusement, l'aîné de la fratrie  Beach Boys est un garçon fragile, abimé par une enfance violente et  dévoré par des angoisses intolérables. Après le triomphe des sixties,  Brian passera la décennie suivante enfermé dans sa chambre, en proie à  une terrifiante paranoïa. Graine de Violence vous propose de revenir sur  l'une des plus émouvantes épopées de l'histoire du rock.

Ce podcast s'appuie principalement sur le superbe texte de Nick Kent "Derrière la légende dorée des Beach Boys, la vraie vie de Brian", que vous pourrez retrouver dans son livre The Dark Stuff (L'Envers du Rock, en français).

Publié pour la première fois en juin 2015. Article disponible sur le site Chicane Magazine : http://www.chicane-magazine.com/2017/02/14/podcast-graine-de-violence-the-beach-boys/

Quelques références...

Des bouquins :

"The Dark Stuff" (titre français "L'envers du rock") chez Austral, recueil d'articles de Nick Kent.

"Pop Yoga" de Pacôme Thiellement, chez Sonatine

"Waiting For The Sun" de Barney Hoskyns, éditions Allia

"The Beach Boys, l'enfance pour l'éternité" de Gaël Tynevez, chez Camion Blanc

Des albums :

"Brian Wilson presents SMILE" de Brian Wilson (2004)

"The Smile Sessions" des Beach Boys (2011)

"Pet Sounds" des Beach Boys (1966)

"Today" des Beach Boys (1965)

"Summer days (and summer nights!!)" des Beach Boys (1965)

"Surfer Girl" des Beach Boys (1963)

"Pacific Ocean Blue" de Dennis Wilson (1977)

"Rubber Soul" des Beatles (1965)

"Revolver" des Beatles (1966)

"Sergent Pepper & The Lonely Hearts Club Band" des Beatles (1967)

Et un film :

"Love & Mercy" de Bill Polhad (2015)

Retrouvez la playlist avec tous les morceaux utilisés pour l'épisode ici :

https://open.spotify.com/playlist/22tjLK3pBMeOwcZfUs0VYe?si=757860624a2f4fa0

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Love & Arthur Lee, l'homme qui ne fut jamais roi

"Ils s'appellent Love, mais ils devraient s'appeler Hate", disait d'eux  le guitariste de Janis Joplin. Effectivement, les membres de Love ne  savaient pas faire semblant de sourire.  En apparence, ils avaient tout  pour incarner à eux seul le Flower Power. Premier groupe interracial de  l'histoire de la pop, Love fascinait d'abord par sa musique, un  éblouissant cocktail de folk, de rock garage, de soul et de funk, avec  des paroles mystérieuses empreintes de mysticisme et de conscience  sociale. Derrière les compositions, on trouve un excentrique du nom  d'Arthur Lee, leader taciturne et misanthrope qui focalise toutes les  passions. Son plus bel ouvrage, l'immense album Forever Changes, sera à la fois un aboutissement artistique absolu et le début d'une vertigineuse chute pour l'ensemble du groupe.

Publié pour la première fois en mars 2015. Article disponible sur le site Chicane Magazine : http://www.chicane-magazine.com/2017/06/23/podcast-graine-de-violence-love-arthur-lee/

Quelques références...

Des bouquins :

Love, de Stéphane Koechlin

Waiting For The Sun, de Barney Hoskyns

Arthur Lee And The Book Of Love, de John Einarson

L'excellent site www.edwood.net

Des disques :

Love - Love (1966)

Da Capo - Love (1966)

Forever Changes - Love (1967)

Four Sails - Love (1969)

False Start - Love (1970)

Are You Experienced ? - The Jimi Hendrix Experience (1967)

Bold As Love - The Jimi Hendrix Experience (1967)

Electric Ladyland - The Jimi Hendrix Experience (1968)

The Doors - The Doors (1967)

Strange Days - The Doors (1967)

L.A. Woman - The Doors (1971)

Mr. Tambourine - The Byrds (1965)

Turn! Turn! Turn! - The Byrds (1965)

Fifth Dimension - The Byrds (1966)

Retrouvez la playlist avec tous les morceaux utilisés pour l'épisode ici :

https://open.spotify.com/playlist/0xoSN5gBZhDCkQe7vLzguY?si=32a3ec4651b7440b

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Red Hot Chili Peppers, la crise One Hot Minute

Les Red Hot Chili Peppers, c'est une affaire qui roule, un peu comme  les cailloux de Jagger et Richards. En ce début de siècle bien entamé,  les californiens sont confortablement installés dans le paysage pop  comme une institution vieillissante et radoteuse. Des professionnels du  rock, avec trente ans de carrière dans les pattes, de bons artisans qui  ont passé l'âge de prendre des risques. Plus grand chose à voir avec la  bande de branquignoles fendards qu'ils furent pendant les 80's, des  garnements borderline, toujours à flirter avec leurs propres limites,  quitte à les franchir régulièrement.

Du délire initial, il ne reste plus grand chose, et si les fans  historiques ne manqueront pas de hurler à la trahison, il semble que  cette transition spectaculaire ne soit pas uniquement le fruit d'une  concession commerciale. Durant les années 90, après le succès  gigantesque de Blood Sugar Sex Magik, les Red Hot Chili Peppers sont au fond du trou, incapables de gérer raisonnablement cette nouvelle popularité.
A ce moment-là, le changement n'est pas simplement souhaitable, il est  une condition de survie. C'est ce que va illustrer en 1995 l'album One Hot Minute,  disque malade et viscéral, explosif et effrayant, qui marquera la fin  d'une ère chaotique et le début d'une retraite post-traumatique pour les  poivrons sautillants.

Publié pour la première fois en Mai 2017. Article disponible sur le site Chicane Magazine : http://www.chicane-magazine.com/2017/05/01/podcast-graine-de-violence-red-hot-chili-peppers-one-hot-minute/

Quelques références…

Livres :

Scar Tissue, autobiographie d’Anthony Kiedis

An Oral/Visual Story By The Red Hot Chili Peppers de Brendan Mullen

Ma discothèque Idéale de Philippe Manœuvre

Disques :

Red Hot Chili Peppers – Mother’s Milk (1989)

Red Hot Chili Peppers – Blood Sugar Sex Magik (1991)

Red Hot Chili Peppers – One Hot Minute (1995)

John Frusciante – Usually Just a T-Shirt (1994)

Jane’s Addiction – Ritual de los Habitual (1990)

Nirvana – In Utero (1993)

R.E.M. – Monster (1994)

Un doc :

Red Hot Chili Peppers : Funky Monks, de Gavin Bowden

Retrouvez la playlist avec tous les morceaux utilisés pour l'épisode ici :

https://open.spotify.com/playlist/4tIqEAuHGkhcsewyS6GXIR?si=e95770ebe752468b

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Sinéad O'Connor, pop-star sacrifiée

C'est la boule à zéro la plus emblématique des années 90. Son visage  angélique, sa voix phénoménale et ses yeux humides avaient sorti de sa  torpeur un paysage musical morne gouverné par MTV. Avec Nothing Compares  2 U, sa fameuse reprise de Prince, elle prouvait que même la pop  mainstream pouvait s'envisager avec passion et sincérité. La môme  irlandaise n'était jamais à court de révoltes, et, toujours très cash  dans sa façon d'exprimer ses opinions, elle s'est logiquement mise à dos une trop large proportion démographique, à savoir les vieux croûtons  réactionnaires. Dans cette émission, Graine de Violence tente de rendre justice à une grande chanteuse qui n'a pu exprimer tout  le potentiel de son talent, crucifiée sur l'autel du politiquement  correct.

Publié pour la première fois en août 2018.

Article disponible sur le site Chicane Magazine : http://www.chicane-magazine.com/2018/08/30/graine-de-violence-sinead-oconnor-magda-davitt/

Quelques références...

La plupart de mes sources me viennent d'un unique bouquin, pas très  épais (So Different de Dermott Hayes, évidemment jamais traduit)  et  d'interviews trouvées sur le site officiel de Sinéad O'Connor  (http://www.sinead-oconnor.com/). Sinon, des interviews par-ci par-là,  sur youtube, dans des magazines qui ont eu la gentillesse de numériser  leurs articles... Bref, comme je l'explique dans le podcast, pas grand chose.

Quelques disques :

  • Sinéad O’Connor – The Lion And The Cobra (1987)
  • Sinéad O’Connor – I Do Not Want What I Haven’t Got (1990)
  • Sinéad O’Connor – Am I Not Your Girl (1992) (album de reprises jazz)
  • Sinéad O’Connor – Universal Mother (1994)
  • Sinéad O’Connor – Gospel Oak (1997)
  • Sinéad O’Connor – Sean-Nos Nua (2002) (album de reprises folklore irlandais)
  • Sinéad O’Connor – Throw Down Your Arms (2005) (album de reprises reggae)
  • Sinéad O’Connor – Collaborations (2005) (Avec Asian Dub Foundation, The Blockhead, Peter Gabriel, Jah Wobble…)
  • Massive Attack – 100th Window (2003) (trois morceaux avec Sinéad O’Connor)

Et un chouette live :

  • Year Of The Horse, live at Forest National, Brussels (1991)

Retrouvez la playlist avec tous les morceaux utilisés pour l'épisode ici :

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