Graine de Violence

Graine de Violence

Le podcast qui chronique les grands fêlés des l'histoire de la musique

Graine de Violence

Graine de Violence est une série de portraits d'icônes de la musique moderne, soigneusement sélectionnés pour leurs vies périlleuses, leurs œuvres singulières ou leurs folies encombrantes. En m'appuyant sur des bouquins et des discographies, j'essaie de comprendre ce qui nourrit leur musique, ce qu'elle veut nous dire. Surtout, je cherche à savoir ce qui me bouleverse dans les mélodies de ces individus parfois peu recommandables. Si vous aimez les stars déchues, les perdants magnifiques, les héros sacrifiés et les méchants romanesques qui hantent vos oreilles, Graine de Violence est pour vous.

En cours de lecture

David Berman, l'héritage empoisonné

Alors que Graine de Violence roupillait tranquillement, essayant tant bien que mal de se remettre de son épisode précédent, c’est un livre, oui un livre, qui l’a sorti de sa torpeur. Sorti en juin dernier, « Au Nom du Pire, David Berman et Silver Jews face aux démons de l’Amérique » est le genre de bouquin dont je n’osais même pas rêver. Sur David, prince déchu de la country alternative, poète tragique et champion de l’autodérision, il n’existait aucune littérature en dehors d’articles anglophones sur les sites spécialisés. Je n’étais, d’ailleurs, même pas au courant de son existence avant sa mort précoce, le 7 août 2019, qui semble avoir réveillé des plumes. On ne pouvait pas espérer mieux que celle de Pascal Bertin, un français bon sang de bois, pour évoquer cet artiste méconnu. Car c’est avec beaucoup de sensibilité et de lucidité que l’auteur contextualise l’art et la vie de David Berman. Plutôt que d’empiler des louanges -certes légitimes-, Pascal Bertin fait de son ouvrage un essai existentiel qui, non-content de rendre hommage à ce non-chanteur poignant, propose une lecture politique de sa détresse. Et ça, c’est du fuel pour un épisode de Graine de Violence !

Merci à Pascal Bertin, à Jeff Caboche pour sa relecture et pour avoir prêté sa voix à David Berman, et à Michel Tuttle pour son mastering et pour m'avoir prêté le mythique Mauvais Studio !

Quelques références...

Des bouquins :

"Au Nom du Pire, David Berman et Silver Jews face aux démons de l'Amérique" de Pascal Bertin
"Actual Air", recueil de poèmes de David Berman

Des articles :

*Du youtube : *

Les morceaux utilisés :

  • We Are Real (Silver Jews, American Water 1998)
  • Trains Across The Sea (Silver Jews, Starlite Walker 1994)
  • Negative Creep (Nirvana, Bleach 1989)
  • The Frontier Index (Silver Jews, The Natural Bridge 1996)
  • Range Life (Pavement, Crooked Rain Crooked Rain 1994)
  • Rebel Jew (Silver Jews, Starlite Walker 1994)
  • Bar Scene From Star Wars (Silver Jews, Early Times 2012)
  • New Orleans (Silver Jews, Starlite Walker 1994)
  • The Moon Is Number 18 (Silver Jews, Starlite Walker 1994)
  • Pet Politics (Silver Jews, The Natural Bridge, 1996)
  • Pretty Eyes (Silver Jews, The Natural Bridge, 1996)
  • Random Rules (Silver Jews, American Water 1998)
  • People (Silver Jews, American Water 1998)
  • Smith & Jones Forever (Silver Jews, American Water 1998)
  • The Wild Kindness (Silver Jews, American Water 1998)
  • Death Of An Heir Of Sorrow (Silver Jews, Bright Flight 2001)
  • Slow Education (Silver Jews, Bright Flight 2001)
  • Horseleg Swastikas (Silver Jews, Bright Flight 2001)
  • Transylvania Blues (Silver Jews, Bright Flight 2001)
  • Sleeping Is The Only Love (Silver Jews, Tanglewood Numbers 2005)
  • Farmer's Hotel (Silver Jews, Tanglewood Numbers 2005)
  • The Right To Remain Silent (Silver Jews, The Natural Bridge 1996)
  • The Silver Pageant (Silver Jews, Starlite Walker 1994)
  • Night Society (Silver Jews, American Water 1998)
  • How To Rent A Room (Silver Jews, The Natural Bridge, 1996)
  • She's Making Friends, I'm Turning Stranger (Purple Mountains, Purple Mountains 2019)
  • That's Just The Way That I Feel (Purple Mountains, Purple Mountains 2019)
  • Maybe I'm The Only One For Me (Purple Mountains, Purple Mountains 2019)
  • All My Happiness Is Gone (Purple Mountains, Purple Mountains 2019)
En cours de lecture

Low, une lumière sous les décombres

Il y a la musique qu’on aime, et puis il y a celle qui nous aide. Pour moi, celle de Low appartient à la seconde catégorie. Ce groupe phare du slowcore, un genre connu de quelques nerds obsessionnels, ne touche pas tout le monde. Mais celles et ceux qui ont la chance d’y être sensibles ne contiennent pas leur passion. Depuis longtemps, l’envie me démange d’écrire sur Low. Mais, comme je n’ai trouvé aucun livre consacré à leur histoire, et que celle-ci semble guère rocambolesque, surtout à l’échelle de Graine de Violence, j’avais de la peine à trouver le bon angle. Et puis un jour, ça m’est venu comme une évidence. L’histoire que j’ai envie de raconter, c’est la mienne, et celle de ma découverte, quasi salvatrice, de Low. A travers ce podcast, je veux rendre hommage à cette musique magnifique, et vous dire comment elle m’aide à vivre dans ce monde de plus en plus irrespirable, ce qui devrait être l’objectif de tout artiste.

Quelques références...**

Des articles :

Un podcast :

Les morceaux utilisés pour ce podcast :

LOW

  • Just Make It Stop (The Invisible Way, 2013=)
  • Shame (Long Division, 1995)
  • Quorum (Double Negative, 2018)
  • Dancing And Fire (Double Negative, 2018)
  • Lazy (I Could Live In Hope, 1994)
  • Words (I Could Live In Hope, 1994)
  • Fear (I Could Live In Hope, 1994)
  • Starfire (Secret Name, 1999)
  • (That's How You Sing) Amazing Grace (The Curtains Hits The Cast, 1996)
  • Do You Know How To Waltz (The Curtains Hits The Cast, 1996)
  • Dark (The Curtains Hits The Cast, 1996)
  • Little Drummer Boy (The Christmas Album, 1999)
  • Closer (Things We Lost In The Fire, 2001)
  • Sunflowers (Things We Lost In The Fire, 2001)
  • In Metal (Things We Lost In The Fire, 2001)
  • Everybody's Song (The Great Destroyer, 2005)
  • Monkey (The Great Destroyer, 2005)
  • Hatchet (Drums And Guns, 2007)
  • Murderer (Drums And Guns, 2007)
  • Tempest (Double Negative, 2018)
  • There's A Comma After Still (HEY WHAT, 2021)
  • Days Like These (HEY WHAT, 2021)
  • White Horses (HEY WHAT, 2021)
  • I Can Wait (HEY WHAT, 2021)
  • More (HEY WHAT, 2021)

DIVIDE AND DISSOLVE

  • Oblique (Gas Lit, 2021)
    **
    ALAN SPARHAWK**

  • Get Still (White Roses, My God, 2024)

Merci INFINIMENT à Jeff Caboche pour sa relecture sans laquelle je n'aurais jamais terminé ce texte, à Michel Tuttle pour son aide au montage et pour avoir assuré la voix d'Alan Sparhawk, et à Lily Luca pour la voix de Mimi Parker. Je vous aime tous les trois.

En cours de lecture

Lou Reed, le pire d'entre eux : INTEGRAL

Si vous suivez Graine de Violence depuis le premier épisode, alors vous m'avez déjà entendu prononcer son nom une paire de fois. Lou Reed a toujours été là, tapis dans l'ombre, il attendait son heure pour débarquer dans ce podcast qui lui doit beaucoup. Aurais-je écrit ne serait-ce qu'un seul mot si mes oreilles n'avaient jamais croisé le Velvet Underground ? Pas sûr. Tout comme ses ex-comparses du Velvet qui ont déjà ey droit à leur Graine de Violence - comme par hasard - Lou Reed a largement contribué à alimenter, pour le meilleur et pour le pire, une mythologie discutable. Si le rock était une religion polythéiste, alors Lou Reed serait Hadès, le dieu des Enfers. Les grands amoureux de l’œuvre du rockeur qui se voyait écrivain vous diront qu'il était un personnage compliqué, tandis que les autres décrèteront, sans détour, que c'était une ordure. Dans ce double épisode exceptionnel, je tente d'expliquer - à vous et à moi-même - ce qui me touche tant dans la musique de ce grand méchant du rock.

Merci à Michel Tuttle pour le montage voix, et à Pomme et Lily pour la relecture ! Jetez vous sur leurs podcasts respectifs : Mauvais Travail, Choixpitre et Doctor What.

Merci à Lily Luca pour sa belle polyphonie en début d'épisode (allez écouter sa musique https://open.spotify.com/intl-fr/artist/3GnPjvHsWsTkiS6OJNdrHB)

Quelques références…

Des bouquins :

Lou Reed, A Life – Anthony DeCurtis
Perfect Day, An Intimate Portrait of Life With Lou Reed – Bettye
Kronstad
Transformer – Ezra Furman
White Light White Heat – Richie Unterberger
The Velvet Underground – Jim DeRogatis
Lou Reed, les Années Noires (chapitre du livre The Dark Stuff) – Nick Kent
Please Kill Me – Legs McNeil & Gillian McCain
Les articles de Lester Bangs :
Sourd-muet dans une cabine téléphonique : une parfaite journée
avec Lou Reed (1973)
Monolithe ou monotone ? Metal Machine Music de Lou Reed (1975)
Comment je me suis castagné avec Lou sans m’endormir une seule fois
(1975)
Comment devenir tortionnaire sans effort (1976)
Le plus grand album jamais enregistré (1976)

Des disques :

The Velvet Underground :
The Velvet Underground & Nico (1967) *
White Light White Heat (1968) *
The Velvet Underground (1969) *
Loaded (1970)
VU (1985)
Les Lives :
1969 : The Velvet Underground Live (1974) *
Live MCMXCIII (1993) ** Lou Reed Solo :
Lou Reed (1972) *
Transformer (1972)
Berlin (1973) *
Sally Can’t Dance (1974)
Metal Machine Music (1975) ?????
Coney Island Baby (1975) *
Rock’n’Roll Heart (1976)
Street Hassle (1978) *
The Bells (1979)
Growing Up In Public (1980)
The Blue Mask (1982)
Legendary Hearts (1983)
New Sensations (1984)
Mistrial (1986)
New York (1989)
Songs For Drella (1990)
Magic & Loss (1992) *
Set The Twilight Reeling (1996)
Ecstasy (2000)
The Raven (2003)
Hudson River Wind Meditations (2007)
Lulu (avec Metallica) *-

En cours de lecture

Lou Reed, le pire d'entre eux : Partie 4

Ceci est la dernière partie d'une quadrilogie d'épisodes consacrés à Lou Reed, il est donc fortement conseillé d'écouter les trois premières parties avant celle-ci !

Si vous suivez Graine de Violence depuis le premier épisode, alors vous m'avez déjà entendu prononcer son nom une paire de fois. Lou Reed a toujours été là, tapis dans l'ombre, il attendait son heure pour débarquer dans ce podcast qui lui doit beaucoup. Aurais-je écrit ne serait-ce qu'un seul mot si mes oreilles n'avaient jamais croisé le Velvet Underground ? Pas sûr. Tout comme ses ex-comparses du Velvet qui ont déjà ey droit à leur Graine de Violence - comme par hasard - Lou Reed a largement contribué à alimenter, pour le meilleur et pour le pire, une mythologie discutable. Si le rock était une religion polythéiste, alors Lou Reed serait Hadès, le dieu des Enfers. Les grands amoureux de l’œuvre du rockeur qui se voyait écrivain vous diront qu'il était un personnage compliqué, tandis que les autres décrèteront, sans détour, que c'était une ordure. Dans ce double épisode exceptionnel, je tente d'expliquer - à vous et à moi-même - ce qui me touche tant dans la musique de ce grand méchant du rock.

Merci à Michel Tuttle pour le montage voix, et à Pomme et Lily pour la relecture ! Jetez vous sur leurs podcasts respectifs : Mauvais Travail, Choixpitre et Doctor What.

Merci à Lily Luca pour sa belle polyphonie en début d'épisode (allez écouter sa musique https://open.spotify.com/intl-fr/artist/3GnPjvHsWsTkiS6OJNdrHB)

Quelques références…

Des bouquins :

Lou Reed, A Life – Anthony DeCurtis
Perfect Day, An Intimate Portrait of Life With Lou Reed – Bettye
Kronstad
Transformer – Ezra Furman
White Light White Heat – Richie Unterberger
The Velvet Underground – Jim DeRogatis
Lou Reed, les Années Noires (chapitre du livre The Dark Stuff) – Nick Kent
Please Kill Me – Legs McNeil & Gillian McCain
Les articles de Lester Bangs :
Sourd-muet dans une cabine téléphonique : une parfaite journée
avec Lou Reed (1973)
Monolithe ou monotone ? Metal Machine Music de Lou Reed (1975)
Comment je me suis castagné avec Lou sans m’endormir une seule fois
(1975)
Comment devenir tortionnaire sans effort (1976)
Le plus grand album jamais enregistré (1976)

Des disques :

The Velvet Underground :
The Velvet Underground & Nico (1967) *****
White Light White Heat (1968) *****
The Velvet Underground (1969) *****
Loaded (1970) ****
VU (1985) ****
Les Lives :
1969 : The Velvet Underground Live (1974) *****
Live MCMXCIII (1993) ****
Lou Reed Solo :
Lou Reed (1972) ***
Transformer (1972) ****
Berlin (1973) *****
Sally Can’t Dance (1974) ***
Metal Machine Music (1975) ?????
Coney Island Baby (1975) ****
Rock’n’Roll Heart (1976) **
Street Hassle (1978) *****
The Bells (1979) **
Growing Up In Public (1980) *
The Blue Mask (1982) ***
Legendary Hearts (1983) **
New Sensations (1984) **
Mistrial (1986)*
New York (1989) ****
Songs For Drella (1990) *****
Magic & Loss (1992) ****
Set The Twilight Reeling (1996) ***
Ecstasy (2000) ***
The Raven (2003) ***
Hudson River Wind Meditations (2007) **
Lulu (avec Metallica) ***

En cours de lecture

Lou Reed, le pire d'entre eux : Partie 3

Ceci est la troisième partie d'une quadrilogie d'épisodes consacrés à Lou Reed, il est donc fortement conseillé d'écouter les deux premières parties avant celle-ci !

Si vous suivez Graine de Violence depuis le premier épisode, alors vous m'avez déjà entendu prononcer son nom une paire de fois. Lou Reed a toujours été là, tapis dans l'ombre, il attendait son heure pour débarquer dans ce podcast qui lui doit beaucoup. Aurais-je écrit ne serait-ce qu'un seul mot si mes oreilles n'avaient jamais croisé le Velvet Underground ? Pas sûr. Tout comme ses ex-comparses du Velvet qui ont déjà ey droit à leur Graine de Violence - comme par hasard - Lou Reed a largement contribué à alimenter, pour le meilleur et pour le pire, une mythologie discutable. Si le rock était une religion polythéiste, alors Lou Reed serait Hadès, le dieu des Enfers. Les grands amoureux de l’œuvre du rockeur qui se voyait écrivain vous diront qu'il était un personnage compliqué, tandis que les autres décrèteront, sans détour, que c'était une ordure. Dans ce double épisode exceptionnel, je tente d'expliquer - à vous et à moi-même - ce qui me touche tant dans la musique de ce grand méchant du rock.

Merci à Michel Tuttle pour le montage voix, et à Pomme et Lily pour la relecture ! Jetez vous sur leurs podcasts respectifs : Mauvais Travail, Choixpitre et Doctor What.

Merci à Lily Luca pour sa belle polyphonie en début d'épisode (allez écouter sa musique https://open.spotify.com/intl-fr/artist/3GnPjvHsWsTkiS6OJNdrHB)

Quelques références…

Des bouquins :

Lou Reed, A Life – Anthony DeCurtis
Perfect Day, An Intimate Portrait of Life With Lou Reed – Bettye
Kronstad
Transformer – Ezra Furman
White Light White Heat – Richie Unterberger
The Velvet Underground – Jim DeRogatis
Lou Reed, les Années Noires (chapitre du livre The Dark Stuff) – Nick Kent
Please Kill Me – Legs McNeil & Gillian McCain
Les articles de Lester Bangs :
Sourd-muet dans une cabine téléphonique : une parfaite journée
avec Lou Reed (1973)
Monolithe ou monotone ? Metal Machine Music de Lou Reed (1975)
Comment je me suis castagné avec Lou sans m’endormir une seule fois
(1975)
Comment devenir tortionnaire sans effort (1976)
Le plus grand album jamais enregistré (1976)

Des disques :

Berlin (1973) *****
Rock'n'Roll Animal (1974) ***
Sally Can’t Dance (1974) ***
Lou Reed Live (1975) ***
Metal Machine Music (1975) ?????
Coney Island Baby (1975) ****
Rock’n’Roll Heart (1976) **
Street Hassle (1978) *****
The Bells (1979) ***
Growing Up In Public (1980) *
The Blue Mask (1982) ****
Legendary Heart (1983) ***
New Sensations (1984) **
Mistrial (1986) *